Sommaire:
  • Article du 23 juillet 2015
  • Article du 10 juillet 2018
  • Article du 05 avril  2019
Contact: 
  • Email: crisispreparado@hotmail.com
  • Tel:  +506 24 28 22 03 
  • Cel: +506 89 94 00 97 (Serge)


Article du 23 juillet 2015 rédigé par Serge Compain


Je suis venu au Costa Rica pour la première fois il y a une trentaine d’années, j’y suis revenu ensuite régulièrement. Jusqu’à il y a 14 ans où nous avons décidé  avec ma famille de nous y installer définitivement à cause, enfin je devrais dire aujourd’hui, « grâce » à la qualité de vie qui se dégradait.
Vous allez dire, mais qu’est-ce qu’il raconte celui-là, il y a 14 ans la situation était encore acceptable comparé à aujourd’hui. Cela s’appelle de l’anticipation, une arme redoutable sur laquelle je reviendrai !

J’ai 35 ans d’expérience dans la construction, avec des travaux dédiés à la très haute sécurité pour des militaires, collectionneurs d’autos, d’arts, etc. Depuis 10 ans, au-delà de la sécurité, je me focalise sur l’autonomie et la réalisation de complexes complètement autonomes, ce que l’on appelle aujourd’hui BAD (base autonome durable).

Je suis également passionné d’aviation, et ai une licence de pilote privé avion et hydravion française, ainsi qu’une licence de pilote professionnel américaine. Je reste cependant un « petit pilote ». On ne peut pas être à fond sur tout…


Pourquoi le Costa Rica ?


Le Costa Rica est souvent appelée la Suisse de l’Amérique centrale ou latine.
Malgré sa petite taille, il abrite 5 % de la biodiversité de la planète. Plus d’un quart du pays est en parcs naturels et zones protégées.
Il fait partie des 5 ou 6 pays de la planète à avoir une zone bleue (concentration de centenaires en bonne santé) sur son territoire.

De la terrasse du Clarita, une de nos cantines préférées


On y parle l’espagnol, mais comme le niveau d’éducation est élevé, beaucoup de gens surtout parmi les jeunes parlent anglais, quelques-uns le français. Par exemple mon fils qui a fait ses études secondaires et supérieures au Costa Rica parle 4 langues.

Bon, le plus simple, vous tapez « Costa Rica » dans votre moteur de recherche préféré, dans la langue qui vous convient, et vous aurez une montagne d’informations et de photos. Le but n’est pas ici de faire de la promotion touristique.

Pour faire court, tous les expatriés que je connais qui se sont installés au Costa Rica, de quelque nationalité qu’ils soient, ont tous parcouru le monde ou du moins plusieurs pays étrangers. Que ce soit en vélo, en bus, en bateau ou en jet privé, qu’ils soient baba-cool, philosophes, stars du show-biz ou hommes d’affaires. Qu’est-ce que cela prouve ? Qu’ils ne se sont pas installés là par hasard.

Le paradis ? Non ! Simplement il y a 30 ans de décalage en termes de qualité de vie et de liberté par rapport aux « anciens pays développés* ».

Les points positifs : hors considération touristique

  • Une pression fiscale acceptable
  • Les banques nationales sont à priori dans les moins exposées. Sachant qu’une banque qui ne fait pas faillite demain, fera faillite après-demain… (Humour ?)
  • Le régime de la propriété pour une personne physique est identique pour un étranger et un Costaricien (sauf pour les concessions)
  • Diverses possibilités de résidence légale.
  • Une certaine liberté d’action en ce qui concerne les permis de construire, l’eau, la production d’électricité, la défense, la production agricole personnelle
  • Possibilité de détention légale d’armes pour la défense personnelle, existence légale et concrète de la légitime défense. 
  • Pas d’extrémisme religieux, et surtout pas de musulmans. Je sais, je sais, pas d’amalgame, cela va de soi.
  • Pas de tension politique ou autre avec les pays générateurs de conflits sur la planète.
  • Sur aucun axe principal de frappes ou d’accident nucléaire. Courants aériens et marins pas trop défavorables pour les retombées indirectes en cas de frappes ou  d’accident nucléaire ou bactériologique (avec tout l’aléatoire que cela suppose)


Les points négatifs : plein, mais il n’y en a pas qui soit pire que dans les anciens pays développés*.
*Pour ceux qui auraient des doutes : Amérique du nord, Europe de l’ouest, Japon…

La Base Autonome Durable

Une de mes réalisations


Premier point, le plus important, puisqu’à lui seul il peut rendre une maison ordinaire plus sécuritaire qu’une BAD hi-tech complètement autonome : les critères de sélection du lieu de construction, en ne prenant en compte que  des critères techniques et logiques, hors considération d’ordre économique ou idéologique. Désolé pour ceux qui commencent à lever les bras au ciel, je ne prétends pas refaire le monde.

1) Le Pays : est-il plus judicieux de construire une BAD au top à renfort de millions dans une zone probable de conflits, qu’ils soient internes ou plus étendus, ou faire quelque chose de plus modeste et facile dans un pays qui n’est pas sujet à conflit potentiel.

En attendant des problèmes plus sérieux, vaut-il mieux vivre tous les jours avec l’angoisse de la boite aux lettres, en espérant ne pas y découvrir de courrier d’une administration pour un nouveau racket ou une nouvelle brimade, ou ne pas avoir de boite aux lettres du tout parce que les fonctionnaires vous foutent à peu près la paix.

Le climat général du pays, donc on s’intéressera ici à la latitude (attention aux zones montagneuses pour la température). Suffisamment ensoleillé pour la production électrique, et pouvoir se passer de chauffage.

Plus tous les points positifs dont j’ai parlé un peu plus haut à propos du Costa Rica et qui s’appliqueront également ailleurs.

2) Zone rurale, je ne vais pas repasser toutes les raisons habituelles. Je veux seulement en ajouter une qui est la discrétion, le secret de la structure d’une BAD est très important, et impossible à assurer durant sa construction dans une zone peuplée.

Le climat plus spécifiquement local est important aussi, ensoleillé pour la production électrique, car le solaire restera dans la très grande majorité des cas le moyen principal de génération d’électricité, mais suffisamment de précipitation pour les cultures.

Bon, évidemment, une petite rivière qui passe sur la propriété pour la génération électrique et puis une petite brise de mer pour compléter avec une éolienne, c’est top. Mais ne le rentrez surtout pas comme un impératif dans vos critères de recherche, sinon vous ne serez pas prêt de sitôt… De même pour une propriété qui possède déjà un puits profond, c’est formidable, mais bon.

Proximité d’un aéroport ou d’un aérodrome, d’un port ou d’une marina (facultatif pour la plupart).

La marina près de chez moi


3) Taille du terrain : doit être proportionnelle au nombre de résidents. Suffisante pour pouvoir assurer la production agricole, une protection visuelle des installations, un espacement correct des périmètres de sécurité, mais pas excessif à cause de la charge de travail pour l’entretien des jardins et la maintenance des installations annexes. A titre d’exemple, pour une famille ou groupe de 4 ou 5 personnes, un hectare c’est correct.

4) Topographie, ici difficile de préciser. Cela dépend beaucoup du type de projet qu’on veut réaliser. Comme critères universels, évitez les terrains trop accidentés, en contrebas de route ou de chemin, et surtout inondables ou sur la plage… Je sais, c’est évident, mais j’ai vu tellement d’inepties !

5) Environnement social. Si le terrain que vous avez sélectionné est dans une zone que vous ne connaissez pas bien, il est important de passer quelques jours à traîner quelques kilomètres autour, regarder vivre un peu les gens, parler avec les commerçants, les policiers locaux, afin de vous assurer que vous n’êtes pas entouré de racaille au lieu de fermiers comme vous l’imaginiez.

6) Etude de sol. Faire cette étude si vous voulez réaliser une construction parasismique classe A, ou un bunker, n’est pas de l’argent perdu. Elle peut vous éviter de vous rendre compte après les premiers mouvements de pelleteuse que votre terrain est plus apte à la culture de la salade, ou au mieux à la construction d’un gentil pavillon ordinaire. De même faites une étude hydrologique pour vous assurer que le puits que vous allez faire aura un potentiel correct.

Descriptif de Base Autonome Durable complète que nous avons réalisé

L’anticipation


Le principal ennemi d’un individu, d’une famille ou groupe qui veut s’expatrier est le temps. La protection et la conversion des capitaux sous quelque forme qu’ils soient ainsi que les possibilités de mouvements financiers se restreignent un peu plus chaque jour. La seule façon de lutter contre ça : l’anticipation, dont je vous ai parlé un peu plus haut. Une arme redoutable et silencieuse ! Je m’explique, ce qu’il était possible de faire encore assez facilement il y a 4 ou 5 ans est devenu aujourd’hui difficile, et sera impossible demain…

L’ennemi de quelqu’un qui veut construire aujourd’hui une BAD en autonomie complète est également le temps. La disponibilité, les limitations à l’export de certains matériels spécifiques pour cette construction font que c’est également chaque jour plus difficile et cher. L’anticipation… Je ne rabâche pas…

L’autonomie

Une serre en construction dans une BAD que nous avons réalisé

Définition de l’autonomie :


D’un point de vue philosophique, je dirais que c’est la forme de liberté mentale et physique la plus avancée pour un humain, un art de vivre, un retour à la loi et à la morale de la nature (qu’elle va d’ailleurs probablement nous rappeler dans pas longtemps…)

D’un point de vue pratique, c’est se libérer de la dépendance à des systèmes sur lesquels vous n’avez aucun contrôle ou influence malgré le fait qu’ils régissent absolument toute votre vie. La base de l’esclavage moderne… (Bon ca y est, je viens de perdre au bas mot les neuf dixièmes des lecteurs de l’article ! )

Autonomie ou survivalisme, quelle différence ?


Je n’en sais trop rien à vrai dire, je ne suis pas un littéraire, de plus cela n’a pas vraiment d’importance. Mais bon, je dirai que le survivalisme fait partie de l’autonomie, la différence serait une projection plus lointaine dans le temps et une recherche de confort de vie maximum pour traverser la période de « transition », et pouvoir repartir sur des bases plus avancées après le chaos.

C’est également la seule et unique forme d’assurance qui existe en temps de guerre ou de chaos. Assurances sur la vie, médicale, retraite, sinistres biens immobiliers, etc. Déjà que, aujourd’hui, alors que les problèmes sérieux n’ont pas encore commencé dans les anciens pays développés, toutes les sociétés d’assurance sont en faillite et prévoient des difficultés pour les années à venir… Même chose pour les banques, où sont virtuellement entreposées vos petites, ou grosses économies qui vous garantissaient pour le futur.

Passons aux choses sérieuses, du point de vue technique, il y a 5 points clés pour l’autonomie qui sont par ordre de priorité :

  1. L’eau : un humain peut survivre 3 à 5 jours sans boire (sauf Rambo qui tient 2 semaines, et moi une demi-journée, ceci pour vous dire que c’est variable d’un individu à un autre).

     2. La nourriture: il tient environ 3 semaines sans manger.

     3. La santé: physique et morale dépend grandement des 2 points précédents. Sans boire et manger normalement, vous ne resterez pas en bonne santé très longtemps.

     4. La sécurité: tous les points précédents sans la sécurité ne servent absolument à rien. On vous volera votre eau, votre nourriture, et on vous tuera …

     5. L’énergie : dans l’absolu, ce n’est pas vital. Mais cela rendrait techniquement très difficile la réalisation des points précédents et il en découlerait une qualité de vie non acceptable pour tenir dans le temps.


Ces 5 points sont interdépendants et s’imbriquent techniquement les uns avec les autres.

Il est également important de comprendre qu’en cas de crise grave ou de chaos, l’argent dans quelque proportion que ce soit n’est absolument pas garant de ces 5 points. C’est pour cette raison que tous les plus riches et puissants de la planète ont leur BAD. S’ils étaient stupides, cela se saurait…

J’aimerais parler également de la « socialisation » dans l’autonomie. Il y a des points sur lesquels on aura en général des limitations à l’échelle d’une famille ou d'un petit groupe. Ceci est principalement dû aux limitations des capacités professionnelles cumulées du groupe. Je prends un exemple, un groupe de 4 personnes de formation classique ne peut pas rassembler les compétences même basiques d’un médecin, un dentiste, un vétérinaire, un technicien en électricité et électronique, un mécanicien soudeur, un agriculteur spécialisé dans l’organique, un spécialiste en armement, sécurité et combat, qui devra former tout ce petit monde. Car chacun devra être en plus un combattant, sauf le toubib et les gens âgés si ce n’est pas absolument nécessaire.

Pour terminer, j’en viens donc à l’importance de la formation et transmission de connaissances sur les points cités plus haut, et surtout, la cumulation de savoirs dans plusieurs domaines. Ceci principalement pour vos enfants et petits-enfants. Là non plus ne comptez plus sur l’éducation publique, pas la peine de perdre 5 ans après le bac pour ne pas savoir faire une soustraction ou une division, je ne parle pas d’y mettre une virgule, là, c’est math-spé…

La socialisation ou regroupement est un domaine que je ne maîtrise pas, mais je pense que ces groupes se formeront uniquement en dernier recours, dans la nécessité et la douleur, toujours à cause du refus de pratiquer l’anticipation de l’immense majorité des gens. Malheur à celui ou celle qui, bardé de diplômes inutiles et de prétentions, ne sait concrètement rien faire de ses dix doigts.  Parce lorsque les lumières vont s’éteindre comme disent les survivalistes, fini le chômage, le fonctionnariat, la retraite et les allocations diverses et (avariées) variées…


Article du 10 juillet 2018 rédigé par Serge Compain


Réflexions personnelles et bilan sur l’adaptation au monde présent et futur.

Ces dernières années, ma première constatation à la vue de la prolifération des sites internet et de l’engouement pour le « survivalisme », il m’apparait que cela vire plus à la mode, au hobby ou à un défouloir construit sur les bases de la situation économique et géopolitique actuelle désastreuse. Il s’est même tenu un salon du survivalisme à Paris, il ne manque plus que des jeux vidéo… En ce qui me concerne, je parlerai donc plutôt d’autonomie (personnelle ou d’un groupe), ce qui est un besoin naturel chez certains humains.

Pour moi, l’économie et la finance sont les facteurs les plus importants à surveiller pour anticiper le  futur, puisqu’ils orientent directement la géopolitique, sans pour autant, pas mieux que les autres, maitriser le timing…

Les terribles vérités qui dérangent les riches… et les pauvres...

La vitesse de circulation de l’argent n’a jamais été aussi faible, probablement de toute l’histoire de l’humanité, ce qui réduit l’économie réelle à peau de chagrin.

Notez bien la source: Federal Reserve, pas un délire personnel!


Les Quantitative Easing  (émission de monnaie virtuelle sans garantie), désormais sans limite,  servent principalement à 2 choses :

1) acheter des actions et obligations pour faire grimper les cours des grands indices et ainsi gonfler les bilans des banques centrales qui les achètent, et maintenir la  confiance. De ce fait, des sociétés cotées en bourse se retrouvent avec une valorisation  de 2, 3, 10 voire des centaines de fois pour certaines ce qu’elles valent réellement sur la base de leurs fondamentaux. Remarquez, des sociétés rachètent également leurs propres actions pour donner le change.

2) continuer à payer les fonctionnaires et les aides sociales afin de maintenir la paix interne dans les pays concernés. Donc, le peu d’argent de ces QE qui rentre dans le circuit de l’économie réelle est celui qui ruisselle du pouvoir d’achat des  fonctionnaires et des alloqués qui eux même ne produisent aucune richesse. Vous avez dit ubuesque !

Ensuite, la suppression progressive de l’argent liquide et la limitation de l’usage et du transfert de l’argent, déposé sur les comptes en banque a effondré l’économie souterraine (le black si vous préférez) qui est une économie réelle basée sur un travail et une production de richesse réelle, mais dont les états et les banques ne profitaient pas suffisamment à leur gout. La connerie est tellement énorme qu’ils en sont réduits à faire rentrer les économies mafieuses dans les PIB (trafic de drogue, prostitution, etc.) pour couvrir la perte liée aux défaillances d’artisans et petites sociétés. C’est quoi au-dessus d’ubuesque, à l’aide !

Dans la vie de tous les jours, par quoi se traduit le fait que l’argent ne circule presque plus.

(Riches, pauvres : je caricature évidemment,pour faire court…)

Pour les riches :

L’attente perpétuelle de la reprise confortée par la propagande, même si après dix ans ils commencent à avoir des doutes, est finalement le prétexte confortable pour ne rien changer dans son mode de vie et ses affaires afin de s’adapter et se préparer. Les gens qui vivaient bien de revenus locatifs, de revenus de produits financiers, les « brasseurs d’affaires », etc., s’usent financièrement au fil de ces dernières années sans comprendre vraiment pourquoi. Maintenant, il est trop tard, impossible de bazarder l’immobilier qui va s’effondrer sous peu, faute de financements bancaires, ou à cause du blocage des fonds de leurs clients par les banques (là, tous les moyens sont bons…), idem pour les entreprises. Les comptes et montages de sociétés, dans les « paradis fiscaux » qui ne protègent plus grand chose en réalité deviennent ingérables, etc. Beaucoup ne savent, ou ne veulent rien faire d’autre, ce qui les confine dans ces secteurs qui sont finis. Le confort trop facile, cela endort…

 

He oui, pareil pour la Chine !

Les plus informés comprendront !!!


Les produits spéculatifs du futur seront tangibles, et cela va changer considérablement la donne. Mais en fait, rien de nouveau, c’est la même chose à chaque fois que la situation économique tourne au désastre ou que ce soit dans le monde, le papier, le virtuel et autres fumisteries retournent à leur valeur intrinsèque, c’est-à-dire ZERO ! La seule différence sera que cette fois-ci à cause de la mondialisation de l’économie et de la finance, ce sera à l’échelle planétaire. Alors là, oui, on est carrément dans l’innovation...

Comme je sais que la majorité va me répondre : ¨oui mais c’est le Venezuela, on ne peut pas comparer ca à l’Europe !¨

Et moi de répondre : ¨ben ma foi !¨


Pour les pauvres :

Le fait d’être dépendants, ou alimentés par des allocations, aides sociales, pensions ou quoi que ce soit dispensé par une entité d’état, sur lesquels ils n’ont évidemment aucun contrôle, en fait des  esclaves absolus. Un clic sur le clavier d’un obscur fonctionnaire ou banquier et en réalité ils sont fichus.

Pour être autonome le premier ingrédient est économique, financier et non une question de calibre de pistolet ou de fusil. Pas de crédits, pas de dettes, pas de subsides… Ensuite, on peut commencer à parler flingues.

Le tabou des armes dans les pays où elles sont interdites ou presque, fait souvent tomber les survivalistes dans le ridicule ou l’obsession. Vaut-il mieux du 22 long rifle, du 23 et demi ou une arbalète… Le 23 et demi est-il légal, si oui dans quelle catégorie tombe-t-il ?

De toute façon, pour faire la révolution, il ne faut rien avoir à perdre, or en France je n’ai pas eu l’occasion de rencontrer beaucoup de personnes qui n’aient rien à perdre, ceux que l’on appelle des pauvres sont sous perfusion de pensions, d´allocations et d´aides sociales diverses et variées y compris les quelques survivalistes français qui sont venus me voir au Costa Rica. Je ne dis pas qu’ils en vivent confortablement, je constate seulement des faits. Ce qui m’a conforté dans l’idée que le survivalisme n’a qu’une petite partie commune avec l’autonomie sur laquelle nous nous  focalisons.

Alors, comment fait-on pour devenir autonome ?


Eh bien, de toute façon en France comme dans probablement tous les pays d’Europe de l’ouest  c’est tout simplement impossible, pour un particulier du moins. J’avais listé les critères de base pour sélectionner l’emplacement d’une BAD dans un premier article, je vous y renvoie donc. Je ne vais pas m’étendre plus sur le sujet, sinon il faudrait faire un bouquin de 300 pages, et je ne suis pas un littéraire…

Dans les endroits où cela est possible, en plus d’un investissement financier important à la base, c’est un investissement personnel pour s’adapter à un mode de vie ou vous n’êtes confronté qu’au monde réel, à la logique de la Nature, sans filet… Mais une fois que tout fonctionne, la BAD, la routine du clan, l’acceptation par l’environnement naturel, vous êtes au niveau des maitres du monde. Bon, rectification, de votre tout petit monde…

Comment cela peut fonctionner ?

Non, comment cela fonctionne déjà, bilan du résultat des dernières années dans les bases autonomes.

Très faible nécessité de revenus (c’est en quelque sorte les intérêts de votre investissement) :

Pas de facture d’eau

Pas de facture d’électricité

Pas de facture d’assurances immobilières (incendie, dégâts de ceci ou de cela)

Autonomie alimentaire à 60 % pour le moment dans notre base personnelle, et l’on peut passer à 90% du jour au lendemain si nécessaire, mais cela ne se justifie pas pour le moment à cause de la surcharge de travail importante que cela occasionnerait, et influerait donc sur la qualité de vie.

Nourriture produite  100% organique, ce qui a un impact important sur la santé.

Notre spécialiste se passionne également pour les plantes médicinales, et cela change la donne dans le domaine préventif de la santé… Il faut dire qu’au Costa Rica c’est une pratique ancrée dans la culture.

Production de certaine plantes pour la commercialisation et les échanges à l’échelle locale.

Sécurité des personnes, des biens et valeurs : aucune tentative de vol, d’intrusion ou d’actes malveillants sur ces dix dernières années. Jamais il n’a été tiré un seul coup de feu dans une base, même pour effrayer le sujet douteux. Il apparait que seulement l’architecture calme toute tentative de velléité…

Pour les armes et équipements de sécurité, pas d’amélioration à apporter ces dernières années. Seulement un entrainement régulier, autant que possible.

Pour les bases qui ont prévu du stockage en conséquence, contrôle total sur la protection des investissements spéculatifs tangibles.

Bilan de fonctionnement.

Roulement des stocks: un ajustage et affinage des différents listings de produits a été nécessaire au fil des années, principalement les pièces détachées de maintenance technique dans tous les domaines, l’alimentation et les médicaments. Tests de conditionnement sur 10 ans (en temps réel) de tous les produits stockés. Nous tournons désormais avec une perte insignifiante et pratiquement uniquement sur les médicaments, et je dirais c’est tant mieux, je préfère en jeter que d’avoir à les utiliser...

Test des matériels spécifiques et solutions utilisées dans la réalisation des bases sur 3 à 15 ans (en temps réel), ce qui a permis de faire le tri parmi les produits utilisés et les solutions les meilleures, et ainsi ajuster définitivement les stocks de pièces de maintenance (aujourd’hui, ces informations n’ont pas de prix).

Nous avons peu progressé au niveau médical faute de temps pour se former plus, nous pouvons gérer pas mal d’urgences, de maladies courantes, mais j’aurais aimé plus…

Au niveau des animaux, nous avons la chance d’avoir un vétérinaire qui nous fait faire les soins avec lui et nous explique tout, mais il nous faudrait faire des stages chez lui, et là, même problème, le temps... Pourtant, là, je me serais bien découvert une vocation.

Les lois de la Nature, la vie sans filet, mais sans chaine à chaque patte...


D’ailleurs, après quelques années, il apparait évident que sans se rapprocher de la Nature il est impossible d’aller plus loin dans l’autonomie.

Plus on ressent le besoin de s’immerger dans la Nature, plus on découvre de choses dont on profite, mais que l’on n’arrive pas à comprendre. Et comme lorsque l’on ne comprend pas quelque chose, le mieux est… de la fermer. Donc je clôture le sujet.

D’ailleurs, celui qui comprendrait ne se risquerait pas à essayer de l’expliquer vu l’état de l’humanité…

Tout ceci ne veut pas dire que nous vivons en dehors du monde des autres, nous avons les mêmes connexions sociales et légales, mais que techniquement nous pouvons le faire à tout moment.

Vous avez dit utopique, comme c’est utopique...

Banques fermées en faillite, bourses fermées pour stopper l’effondrement des cours dès que l´on fera mine d´arreter les ¨quantitative easing¨, effondrement du dollar à la mise en service des monaies chinoises et russes garanties par l´or, hyperinflation, faillite des assurances et aides sociales en tous genres, accélération de la dégradation des services de santé, guerre de religion (non, ça c’est évidemment pas possible !), guerre mondiale alors (non, quand même pas non plus !), bon, etc... Choisissez  un seul de ces évènements, un seul qui se produit, et ensuite vous me confirmerez que c’est utopique… Il y aurait même de plus en plus d’économistes pessimistes et d’analystes en tous genres complotistes, néanmoins de renommée, qui diraient que tout cela est déjà en voie de préparation… « Hein ? Moi aussi, oui mais c’est pas pareil, je ne suis pas économiste… »

Ces dernières années, nous avons dû faire face à des contraintes d’approvisionnement de certains matériels spécialisés ou de haute qualité, et à d’énormes problèmes de qualité des matériels ordinaires vendus aujourd’hui (obsolescence programmée oblige).  

De ce fait, les complications et les couts de réalisation d’une base autonome complète ont beaucoup augmenté.

Les connaissances acquises et l’expérimentation de techniques dans un domaine qui n’intéressait  personne il y a seulement 10 ans, nous ont couté non seulement de l’argent, mais aussi beaucoup de temps. Nous avons commencé à un moment où il y avait encore le temps avant les soucis sérieux et avec à la base beaucoup de connaissances dans certains domaines techniques peu ou pas accessibles à tout le monde.


Article du 05 avril 2019

Etat des lieux 17 ans après !

Tout se passe comme prévu, enfin, comme nous l´avions prévu, avec certes des erreurs au niveau du timing, mais dernièrement on ne peut pas nier une accélération de la décadence.

Pour ceux qui me qualifiaient de pessimiste il y a quelques années, vous avez aujoud´hui la démonstration que l´optimisme et le pessimisme sont des notions purement virtuelles dérivées de la réalité et influencées par la propagande en général. Je maintiens donc que je suis seulement réaliste. Je ne nie pas que le pessimisme ou l´optimisme influent de façon positive ou négative sur le moral, mais en aucun cas ils ne modifieront la réalité des faits.

Réalisme, logique, anticipation, action (la peur n´évitant pas le danger !) , et c´est très payant, puisque depuis que nous avons émigré pour les causes que j´ai déja expliqué dans d´autres articles, en 17 ans, nous avons du multiplier notre capital global par environ 20 à 25. De plus la forme de ce capital est bien plus adaptée pour affronter le futur, voir continuer a se développer même en cas de cahos.

La logique naturelle et la morale, n´ont plus cours. La déliquescense intellectuelle et culturelle fait qu´elles vont même finir par être réprimées.

L´invasion des anciens pays développés par les pays du tiers monde s´accélère, sans même avoir à tirer un seul coup de fusil et de plus financée par vos impôts et économies. Ha, la politique et la religion ! Faire tourner en rond éternellement le sujet dans une idéologie prémachée jusqu´à ce que mort intellectuelle s´en suive... Des armes redoutables contre l´humanité, je n´aprouve pas, mais je suis néanmoins admiratif de la puissance du bazar !

Tous les économistes et grands ¨experts¨ financiers retournent leur veste. Les banques paniquent, vos économies, même de plusieures décénies, deviennent d´un coup suspectes, enfin, plutôt elles lorgnent dessus. Hi, hi, hi ! Je ris, mais c´est nerveux !


Dès que les Russes, les Chinois et quelques autres le décideront, ils pousseront progressivement les monaies dettes, virtuelles et autres escroqueries à la trappe (dollar, euro, yen, etc.), grâce a leurs monaies adossées ou garantient par l´or. Un retour à la logique qui va avoir des conséquenses inimaginables pour les anciens pays dévelopés... La seule garantie du dolar était la suprématie de l´armée américaine pour écraser ceux qui n´étaient pas d´accord avec l´escroquerie. J´ai bien dit, était, parce que d´après mes infos, au Pentagone, ils ne sont plus pressés d´aller se ¨colter¨avec les russes qui techniquement les égalent, et probablement  les surpassent dorénavant, pas plus qu´avec l´armée chinoise d´une taille devenue monstrueuse. Mais bon, ils n´ont plus le choix, il va falloir y aller un jour ou l´autre pour couvrir le cataclysme économique et financier dans lequels ils sombrent.

Ne voyez pas là une analyse à la légère ou basée sur des ¨on dit¨, j´ai été un fervent adepte du rêve américain et j´ai trainé aux Etats Unis depuis maintenant presque 40 ans, pour les études, les vacances, le boulot, etc.

Pour preuve, ma vieille Pontiac 455 de 1973 que j´ai depuis 35 ans, garée devant le Clarita.


Bon, mais tous ces changements progressifs et insidieux ont générés pas mal de problèmes à mes clients pour terminer mon dernier travail, et comme je commence à vieillir, je décroche de la construction pour me verser sur la formation et le conseil, et puis, comme à mon avis nous arrivons vers la fin de l´ère de transition, je dois passer plus de temps sur notre base afin d´augmenter l´autonomie alimentaire.

Pour le cas ou certains pourraient faire mention du fait que je ne parle pas des risques naturels et environnementaux dans mes articles, ce n´est pas que je ne les aient pas en tête. Je raisonne en terme de probabilités sur un temps donné relativement court (quelques mois ou petites années), et dans l´état actuel de la situation économique, financière et géopolitique, la priorité est : les risques liés à l´activité humaine.

Nous sommes probablement dans les derniers moments pour évacuer les endroits à haut risque (notez, je n´ai pas dit futurs ¨shitholes¨, ou alors pas fort...) dans des conditions encore acceptables, dans le futur, cela risque d´être à pied avec ce qui tient dans la valise .

Donc, ceux qui ont encore du capital devraient penser à ¨sauver les meubles¨ et sacrifier un bras pour ne pas perdre la tête. Pour les autres, désolé, je n´ai pas de solution ¨raisonable¨ en vue... Je m´explique, quand il fallait penser à sauver ses capitaux, les gens en étaient toujours à en espérer du rendement, quand il fallait fourguer à perte pour en sauver une partie, ils voulaient sauver tout, à ce train là, il est probable qu´ils penseront à brader quand il faudra sauver leur vie... Bon d´accord, je caricature un peu...

Ceux qui sont intéressés par une installation au Costa Rica ou par l´autonomie en général et qui désireraient passer nous voir, sont les bienvenus. Après une prise de contact devant l´apéro ou le café (suivant l´heure...), vous verrez si quelque chose parmi ce que nous pouvons vous proposer peut vous aider.

 

Conseil et formation à l´autonomie dans une base totalement autonome en activité depuis plus de 10 ans sur les thèmes suivant :

Alimentation: permaculture, utilisation des produits, conservation, stockage...

Eau potable : sources, traitements, stockage...

Santé : équipements, prévention, plantes médicinales...

Sécutité : protection physique, électronique, armement...

Energie : du basique au hightech...

Les cours et formations sont données par des personnes différentes suivant le thème, et sont adaptés au niveau de connaissances des participants. Attention, certaines choses ne seront pas applicables ou illégales en Europe, par exemple. 

Pour les formations sur plusieurs jours, logement sur place ou à proximité suivant le nombre de personnes.

Tous les cours peuvent être dispensés en français ou en espagnol pour ceux désireux de s´immerger...

Lieu : Pacifique Central, face au parc national Carara entre Orotina et Jaco.

Les coûts vont de 80 à 300$.

Nous avons également une formation sur les points spécifiques à la construction d´une BAD complête s´adressant aux professionnels du bâtiment (architectes, maitres d´oeuvre, techniciens du bâtiment, etc.). Cette formation économisera des dizaines, voire centaines de milliers de dolars et beaucoup de temps, en erreurs, à ceux qui veulent s`y coller. Son coût est évidemment en conséquence.

Nous avons en préparation un tour spécifique pour les gens qui envisagent de s´installer. Pas de plages idyliques, de ¨jungle tour¨, de pêche au gros ou de visite d´immobilier... Nettement moins drôle : administrations, zones commerciales et industrielles, où trouver quoi, cours d´espagnol intensifs, etc.

 

Plus d´infos ?
  • Email: crisispreparado@hotmail.com 
  • Tel:  +506 24 28 22 03
  • Cel: +506 89 94 00 97 (Serge)